 Le tennis, Federer, Nadal, Sampras, Agassi et les autres... dialogues énergiques et originaux entre amoureux du sport, des arts et de la vie.
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Arkadin Franck Costello du Gazon

Age: 53 Inscrit le: 05 Juin 2008 Messages: 5192 Localisation: Lille
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Sujet: 10è édition de la Transe-Gaule 03/09/13/10/06/42 |
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TRANSE GAULE 2013 : Remise des trophées - Soirée de clôture
Citation: | TRANSE GAULE 2013 : Soirée de clôture - Remise des trophées
Samedi 18h00 à Moussan
Samedi en fin d'après midi, une fois la dernière étape courue le matin, avait lieu la remise des trophées des Transe Gaulois.
45 coureurs ont reçu leur trophée en présence de la municipalité de Moussan, des bénévoles, des accompagnateurs et des familles.
Déjà le samedi midi, chaque finisher avait reçu leur tee shirt avec le bon nombre d'étoiles qui signifie leur nombre de traversée faite sur la Transe Gaule. Samedi soir Jean Benoit Jaouen a donc finalisé la 10ème Transe Gaule en remettant à chacun le trophée.
Tout a déjà démarré par un très beau discours du maire de Moussan, très fier d'accueillir la Transe Gaule, et proposant à Jean Benoit de revenir quand il veut. La municipalité a même remis les clés de la ville de Moussan à Jean Benoit Jaouen. Comme déjà expliqué sur les autres étapes, les mairies sont très fières de recevoir la Transe Gaule à chaque fois.
ean Benoit a démarré les festivités en remerciant tous les bénévoles un par un, comme Jacquemine, les M&m's, Michel et Martine (Etoile savoyarde), Philou (bras droit de JB), Johanne, Dédé, famille Galou, Famille Quéant, Christian et Charles (les bras gauches de JB), et tous les autres ...
Puis un par un, les coureurs sont passés saluer le public, recevoir leur cadeau et parler quelques mots.
Sigrid, qui n'a pas pu recevoir le trophée, a tout de même parlé quelques mots notamment pour Nicole et Jacquemine, deux bénévoles, et leur a offert une invitation pour venir la voir à Berlin.
Don l'américain n'a pas pu recevoir son habituel trophée ... Trop fatigué, il a préféré arrêter la Transe Gaule sur l'étape 16. Il a tout de même fait les dernières étapes en relais avec sa suiveuse Sarah. Don a pris la parole à l'occasion de sa 10ème participation. Il promet de revenir sur la prochaine Transe Gaule !
Puis la soirée s'est terminée assez calmement au restaurant de Moussan ... Le lendemain matin, c'était navette vers les gares très très tôt ...
Un film va sortir sur la TG 2014 par David Antoine avec beaucoup de photos. CD à la vente dans 2 mois; RDV sur YaNoo pour les infos sur ce film.
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_________________ "Ne remets pas à demain ce que tu peux faire après-demain." Alphonse Allais http://arkadin-arkablog.blogspot.com/ |
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Arkadin Franck Costello du Gazon

Age: 53 Inscrit le: 05 Juin 2008 Messages: 5192 Localisation: Lille
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Sujet: 10è édition de la Transe-Gaule 03/09/13/10/07/30 |
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Classement final officel:
1-Moros**, Jean-Jacques 100:42:27
2-Kiene, Michael (GER) 112:32:44
3-Chanteclair, Pierre 113:27:42
4-Von Palombini**, Jobst (GER) 114:18:04
5-Riedel, Roland (GER) 116:18:49
6-Hildebrand**, Carmen (GER) 116:33:29
7-Nabuurs***€, Jan (NED) 116:35:01
8-Simon, Alain 119:40:30
9-Viaud******, Fabrice 124:01:22
10-Payen, Charles 124:10:02
11-Bec, Hervé 124:43:23
12-Bradley$, Jennifer (GBR) 126:20:54
13-Berthier,Renaud 128:08:30
14-Bertin*, Robert 132:18:52
15-Richard**€, Jean-Pierre 134:48:11
16-Pallaruelo, Angel 138:18:53
17-Weiss*, Nadine 139:54:52
18-Quéant**, Gwen 140:02:46
19-Frémery**, Jean-Michel 141:29:10
20-Brueyre**!, Laurent 142:02:33
21-Pettaros, Frédéric 144:34:13
22-Le Dréau, Rémy 144:37:25
23-Gallou**, Philippe 145:32:43
24-Kahla*, Saïd (ALG) 146:10:49
25-Viguié, Jean-Philippe 147:04:32
26-Léost, Ronan 148:58:31
27-Mauban*, Xavier 150:07:52
28-Spirk, Peter (NED) 150:34:26
29-Frühauf, Sylvia (GER) 156:47:35
30-Simons****, Marie-Jeanne 159:48:51
31-Andrade, Chantal 160:52:55
32-Tsai, Rebecca (USA) 162:02:16
33-Moros, Monique 163:55:34
34-Rousset*, Patrick 164:10:07
35-Derouet, Eric 165:19:30
36-Rouiller*, Bruno 165:50:20
37-Akkermans, Jos (NED) 166:50:32
38-Barraud, Sébastien 167:26:42
39-Muller*******, Daniel 171:48:16
40-Denis**!€, Gérard 174:08:11
41-Broersen***,Jos (NED) 177:14:52
42-Van Geene***, Regina (NED) 178:55:00
43-Duperret, Jacques 179:04:53
44-Grizard*, Philippe 186:52:27
45-Komar, Ewald (GER) 197:44:20[/u] _________________ "Ne remets pas à demain ce que tu peux faire après-demain." Alphonse Allais http://arkadin-arkablog.blogspot.com/ |
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Arkadin Franck Costello du Gazon

Age: 53 Inscrit le: 05 Juin 2008 Messages: 5192 Localisation: Lille
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Arkadin Franck Costello du Gazon

Age: 53 Inscrit le: 05 Juin 2008 Messages: 5192 Localisation: Lille
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Sujet: 10è édition de la Transe-Gaule 11/09/13/22/58/39 |
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Compte-rendu de Marie-Jeanne Simons, qui devient, avec l'Allemande Sigrid Reichert, la femme la plus titrée sur l'épreuve ( 5è étoile)
Citation: | Retour sur le mois d'août avec la 10 ème Transe- Gaule, bonne lecture!
Transe Gaule (1190 km) du 13 août au 31août 2013
Une dizaine de jours après la Loire Intégrale (1023 km), nous voilà en route pour Roscoff. A Chalonne/ Loire (ou se croisent la Loire Intégrale et la Transe Gaule), j'espère y passer à nouveau en courant.
Roscoff, nous ne recherchons plus la salle, c'est la 5ème fois que nous y venons, nous retrouvons les copains. La mairie de Roscoff nous offre le repas à l'hôtel d'Angleterre.
Etape 1: Roscoff à Plounévézel (68 km - 830m D+)
Nouvelle présentation des coureurs sous le phare de Roscoff à la mairie, présentation déjà faite la veille entre coureurs, bénévoles et accompagnants. Petit discours du maire sous des airs de cornemuses.
Un départ maitrisé jusqu'à Saint Pol de Léon. Cette année c'est un peu particulier il n'y aura pas dit-on de classement, la préfecture veille à cela!
Vrai départ à 9h15, la police municipale sécurise la route, nous sommes 55 coureurs (11 nanas), du jamais vu!
Je parle beaucoup avec les coureurs, je me trouve exubérante, il faut dire que je suis heureuse d'être au départ de la course, ce n'était pas gagné après la LI.
JB (organisateur, Jean-Benoît Jaouen) de sa voiture, me demande si je n'ai pas de douleurs, je lui réponds pas pour le moment. En fait au bout d'une trentaine de kilomètres quelques douleurs me rappelleront que j'ai fait 1000km, il y a peu de jours.
Pour garder le moral je vais vivre la Transe Gaule une étape après l'autre et ne pas voir l'ensemble, ni penser à Gruissan...
Je retrouve Régina au bord du Penzé, nous avons je crois 3 TG ensemble, elle est Hollandaise, plusieurs coureurs viennent de Hollande dont Jos. J'avais remarqué lors des autres TG, que les Hollandais étaient entre eux très solidaires.
Un dernier ravitaillement, c'est Jeanine qui le tient, en contre bas d'une porcherie, ça pue!
Françoise nous rejoint, son pied croche sur une aspérité sortant du goudron et tombe. Je lui porte
secours et lui dit que je suis secouriste pour la rassurer, elle est choquée. Malheureusement pour elle cette chute déclenchera chez elle quelques jours plus tard une douleur sur le côté gauche, elle arrêtera la course.
Nous finirons cette étape à 5 après avoir rejoint 2 coureurs, dont Gégé (le général).
Une journée type sur la Transe Gaule
-Nuit : Gymnase ou hall polyvalent ou camping-car
-Réveil: 5h
-Petit déjeuner: 5h30 -Philou (Favreau) & Dédé
-Bagages camion: 6h- Charles, Christian
-Briefing: JB et traducteur Jobst & Roland
-Départ: 6h30 ( ou plusieurs départ, 6h30, 7h30)
-Ravitaillement de 4 à 6 par étape: Michel, Martine (M&Ms 1), Cat & Cathy, Marcel & Marie (M&Ms 2), Jeanine,Jacquemine & Kalie (stagiaire, Awena, Léna, Awen
-Boisson à l'arrivée de l'étape: Christian
-Pointage du temps passé en course: Charles
-Repas tous les soirs (sauf 5 étapes), restaurant ou traiteur
-Dodo: 9 h
-Fléchage: Nicole
-Photos: David
-Webmaster : Christophe
-Comptabilité: Johanne
Etape 2: Plounévézel à Pontivy (64 km - 642m D+)
Il fait frais 9°, j'ai un peu froid, mais euphorique, surtout quand Sigrid, 73 ans me double à fond dans la descente, pour rire je lui emboite le pas, la plus légère que je peux être, et la double en la faisant sursauter, ce qui fait rire quelques coureurs. Je la laisse tout de même devant, je sais qu'à la prochaine côte je la dépasserai.
Nous longeons le canal de Nantes à Brest sur 9 km, je vois au loin Jos et Régina... La couleur bleu intense d'une rangée d'Hortensias attire mon regard, je pense la terre ici est acide comme chez moi.
Je rejoins Jos et Régina, nous faisons le Yoyo. La route de Pontivy est très encombrée et dangereuse. Nous finissons seulement Régina et moi, Jos à décroché.
A l'arrivée Danielle et Bernard de la LI sont là, ils étaient bénévoles sur la LI, j'apprécie beaucoup de les voir.
Ce soir c'est l'anniversaire de Jean-Philippe et Nadine, il nous offrent un pot.
Etape 3: Pontivy à Guer (75 km - 605m D+)
Je suis partie de bonne allure et ai enchainé les petites bosses sans difficulté.
A part une discussion avec Olivier, que j'appellerais Mr Transe América, je ferai cette étape seule.
Il fait chaud, je suis soulagée d'arriver sur la piste cyclable 18 km et de trouver de l'ombre.
Jean-Louis m'attend avec son vélo presque au début de la piste.
Je remonte les 2 allemands, Sylvia et Peter, qui me repasseront, cela durera jusqu'à la fin.
Au dernier ravitaillement une fausse joie, il reste 4 km en fait c'est 6 km, je me remotive. Jean-Louis me dit tu n'es pas à 2 km prêt, il a raison, je n'y pense plus.
Charles me rejoint à 2 km de la fin, il a fait comme moi la LI, ainsi que Philippe G. Nous finirons avec Alexandre.
Etape 4: Guer à Châteaubriant (67 km - 506m D+)
Nous remplissons le camping-car de coureurs pour nous rendre au départ à 2 km.
10 km de piste cyclable, puis à nouveau les routes, je suis un moment avec Jos. Il fait un peu frais, heureusement j'ai mes manchons.
Guitry est une ville difficile à traversr, il y a des travaux de voierie, les trottoirs sont défoncés.
Joli pont fleuri de Messac, à la sortie de la ville Cat et Cathy nous attendent, c'est toujours un plaisir de se ravitailler et c'est souvent pour moi une motivation d'aller de ravitaillement en ravitaillement.
Avant le ravitaillement à Marcel et Marie, je suis rejoint par Bruno, qui me fait sursauter en me prenant par la taille, j'étais dans mes pensées. Il court avec un maillot de bain, cela va nous faire beaucoup parler et rire tout au long de la course.
D'autres coureurs vont nous rejoindre, cela va me distraire, les kilomètres passent vite, la fin est proche.
Aujourd'hui c'est jour de lessive!
Etape 5: Châteaubriant à Saint Georges/ Loire (71 km - 613m D+)
Un monsieur me demande ou je vais, je ne m'en rappelais plus, j'avais du mal à me réveiller.
Comme d'habitude des arrêts fréquents en début d'étape, ce doit-être le thé un bon diurétique.
JB nous a prévenu, étape longue et monotone, je ne me rappelle pas toutes les étapes dans leur intégralité et quelques étapes pas du tout. Peut-être parce que je ne les avais pas trouvé intéressantes.
Je discute avec JB, il est en voiture, voiture de 2001 acheté pour la première TG, de temps en temps il rase le fossé. On ne discutera pas beaucoup, il faut dire qu'il y a beaucoup de monde sur cette TG.
Il n'y a pas beaucoup de circulation et j'en profite pour courir au milieu de la route, mes pieds apprécient hautement.
Fred me tiendra compagnie pendant quelques bornes, celui-ci me surnommera, Terminator. Je ne sais pas trop pour quoi, peut-être que je commence et termine mes étapes toujours à la même allure?
Rébecca l'américaine n'est pas loin, je la passerais dans la montée.
Une dernière bosse, me fera un peu craquer en là voyant de loin, en fait dedans elle n'est pas si pentue.
Jean-Louis aura fait aujourd'hui 40 kilomètres sur les plus dur kms de la fin.
Etape 6: Saint Georges/ Loire à Doué la Fontaine (53 km - 410m D+)
J’ai du mal à me réveiller du peu de sommeil de la nuit. Hier soir beaucoup de bruit du côté du camion « Snack », à 23h15 n’y tenant plus je leur demande de faire moins de bruit, le silence viendra presque immédiatement.
6 kilomètres pour rejoindre Chalonne / Loire, le début du parcours commun de la MILKIL et croisement de la Loire Intégrale. Petite déception de ne pas retrouver la portion du parcours des années précédentes, la nouvelle est sur une piste cyclable monotone. Hormis un vignoble pentu, à son milieu un petit cabanon.
L’avantage, il n’y a pas de voiture.
Le ravitaillement 3 de Marcel et Marie est vite atteint, nous sommes à Martigné Briand, j’étais avec Fred jusque là, il souffre des releveurs.
Rebecca est devant, elle se retourne souvent, à 10 bornes de l’arrivée elle est assise sur une rambarde. Je lui demande si je peux l’aider, elle me dit de partir, ce que je ferai.
Après un bref arrêt au ravito. de Cathy et Kalie, je rentre tranquille, au loin je vois Sylvia.
Etape 7: Doué la Fontaine à Monts / Guesnes (58 km - 377m D+)
Ce matin j’ai encore du mal à me mettre en train, nous retournons sur la ligne d’arrivée d’hier.
Une étape de plus, c’est toujours ça de pris, je suis avec Fred, puis le perd lors de mes innombrables arrêts. La route est calme, quelques parties de trail au milieu des vignes.
Montreuil Bellay et son château, sortie tout droit des contes de fées. Le Philou G., n’est pas en forme, d’habitude devant, il a mal au ventre. Je lui donne un cachet, j’ai toujours sur moi une minuscule pharmacie. Depuis mes déboires sur la Transe Europe j’ai de quoi soigner le ventre. Le Philou arrivera tout de même à faire de l’humour, comme à son habitude. Traversée sans encombre de Loudun, après être passé chez Marcel et Marie, 41 km, je récupère le petit sandwich que me laisse tous les jours Jean-Louis.
J’étais contente d’arriver au ravito 4, je n’avais plus d’eau dans ma gourde.
Rebecca et Fred reviennent sur moi, Jean-Louis aujourd’hui va m’accompagner en courant.
A 2 km de l’arrivée, je sens que Rebecca veut finir devant, j’accélère un peu dans la côte. A quelques mètres de l’arrivée nous les attendons et finissons tous ensemble.
Etape 8: Monts / Guesnes à Angles / L’Anglin (63 km - 479m D+)
Je n’ai pas envie de courir, j’avais déjà constaté que lorsque j’enchaîne des courses, c’est plus mon moral qui fait défaut que mon physique.
Une partie assez roulante, ponctuée par de petites bosses, ravito 1 de Martine et Michel, où m’attend ma banane.
Je vais traverser Châtellerault devant Fred et Rébecca, je connais par cœur le tracé, cela leur évitent de chercher. Je les perdrais après le ravito 2, au 31ème km, dans les bosses. La route est calme, il commence à faire chaud, ce matin il y avait un petit 8°. .
Je récupère mon sandwich chez Marcel et Marie, boit la soupe que me sert Marie, ce ravitaillement tombe bien, c’est toujours aux alentours de midi que j’y suis, je prends mon temps.
Nous reprenons la D14, très longue ligne droite. Devant il y a des coureurs, Bruno, Chantal et Monique. Je serai à leur hauteur au ravitaillement de Jacquemine, cette dernière nous à rejoint en cour de route, la fidèle bénévole, depuis de début de la TG.
Ils sont tous les 3 à nouveau devant, je les aurais toujours à vue, je finis pas très en forme, dure étape !
Etape 9: Angles / L’Anglin à Saint Sulpice les feuilles (69 km - 850m D+)
L’envie de courir est revenue, il fait un peu frais, je me suis un peu couverte.
Le début des étapes avec dénivelés, ce n’est pas pour me déplaire, j’y vais doucement, Gégé me remonte. Devant Bruno, Chantal, Monique et Rébecca. Je vais voir souvent ces dernières puisque nous finirons à la queue leu leu au classement ( à c’est vrai il n’y a pas de classement !!).
Je reste derrière, de bosses en bosses et de ravitaillements en ravitaillements les kilomètres avancent. Jean-Louis sera là avec son vélo, il fera les 20 dernières bornes. A la fin je rattrape Rebecca et reste avec elle, je ne peux m’empêcher de faire le coach et de l’aider dans la dernière côte. Son problème en côte c’est sa respiration, elle finira en courant cette longue montée. Pour moi l’aider m’a fait oublier la fin de l’étape.
Etape 10: Saint Sulpice les feuilles à Bourganeuf (62 km - 734m D+)
Dès le départ des côtes, je les aborde en douceur, dans 14 kilomètres, il y a la Souterraine, c’est en Creuse, donc chez moi. Des copains doivent venir me voir, malheureusement l’un deux à un problème et laisse un message au ravitaillement et à Jean-Louis.
Sortie du Ravitaillement 2, je pense à mon ami Marc qui doit courir quelques bornes avec moi, il est là devant moi. Ces 10 kilomètres là je ne les verrai pas passer, on discute tout le long. Quand Marc me quitte il ne me reste plus que 22 km.
Toujours des bosses, je les enchaîne sans difficultés, Gégé n’est pas loin.
Avant le lieu dit « La côte », qui soit dit en passant est une véritable côte, un âne brait en me voyant, mais pas au coureur devant moi. Je pense il me reconnaît, je suis passée tant de fois par là, j’ai le fou rire en y pensant.
Je mange quelques mures, comme celles d’y hier elles sont sucrées.
Le ravitaillement à Jeanine se trouve pas très loin de l’arrivée. Elle avait noté l’heure d’arrivée à son ravitaillement de la TG 2011 de tous les coureurs. Je passe en 2013 exactement à la même heure, faut le faire!
Cette étape c’est celle où j’ai failli lors de ma première TG, me faire éliminer (54 secondes du cut-off), je mets un point d’honneur à la finir bien. Quand je vois que 2 filles me remontent à quelques bornes de la fin, j’accélère pour ne pas me faire doubler chez moi, en côte et sur cette fameuse étape. C’est peut-être de la fierté mal placée !
Etape 11: Bourganeuf à Peyrelevade (49 km 950m D+)
Le départ est de la salle, c’est ce qui change lors des précédentes éditions, je me retrouve dans une descente, mais je sais qu’après il y a de la montée, c’est une de mes étapes préférées, par rapport à son relief.
Je discute avec Said, il a 63 ans aujourd’hui, il est médecin urgentiste, originaire d’Algérie, vivant en Allemagne, il court sous les couleurs de l’Algérie. Il en connaît un rayon sur l’âme humaine.
Dans les endroits encaissés, il fait frais, dès que l’on monte on sent un peu d’air chaud, c’est le climat du plateau de Millevaches. Millevaches, non pas pour les vaches, mais parce qu’il y a 1000 sources. Sources en latin se dit Vacca, au fil du temps c’est devenu vache.
Passe une voiture avec une caravane bleue, sur son toit une vache bleue, les occupants nous encouragent en klaxonnant.
Daniel un copain du club, m’attends à Vassivière, on fera 10 bornes ensemble. Il me trouve en forme, au vu de mon bavardage incessant. Je vais aussi discuter avec Chantal et Daniel.
Pas d’accueil comme les autres années à Faux la montagne, c’est triste, beaucoup de commerces sont fermés en Creuse et en Corrèze, je le constate sur tout le parcours.
Hier soir le repas à Bourganeuf, fût servi par des personnes qui n’avait pas l’habitude de gérer autant de monde, la salle ou nous étions avait l’air de n’avoir pas été ouverte depuis des années, dommage que cela soit tombé dans mon département.
Beau point de vue sur le lac de Chaumet, c’est bientôt l’arrivée.
Ronan nous rejoint, Monique, Chantal et moi, nous finirons ensemble.
Etape 12: Peyrelevade à Mauriac (75 km 1149m D+)
Une pluie fine pour ce départ à 6h, dommage je ne pourrais pas admirer le lever du soleil en haut du plateau de Millevaches. Je suis avec Fred, l’étape est longue, il veut assurer. Nous ne passons pas loin du Mont Bessou (1000m), puis une belle descente sur Meymac, le ravitaillement 2, n’est plus très loin.
Petite route sinueuse, nous ne seront dérangés que par certains véhicules des accompagnateurs, remontant les coureurs, où carrément en sens inverse. Les autres ont pris une autre route.
Marie et Marcel sont au 41ème kilomètres, plus de la moitié de fait. J’avais très faim, j’ai un coup de mou et le sandwich de Jean-Louis est bienvenu.
A Palisse on passe devant l’épicerie à Paulette, je ne la connais toujours pas. L’église avec ses grosses cloches est là. Une année Marcel avait eu l’idée de sonner la cloche chaque fois qu’arrivait un coureur, on l’a vite arrêté, certainement trop bruyant pour un village aussi calme.
Un petit étang, puis Neuvic, il nous reste encore 26 bornes. J’arrive enfin à la descente de la Dordogne, on décide de se séparer avec Fred, il monte plus vite que moi, après le pont il y a une bonne grimpette.
Nous sommes dans le Cantal, les 10 bornes de montée je les ferais en courant, je ne lâche pas jusqu’à la fin. Les côtes me motivent. Sur la ligne d’arrivée il y a marqué au sol 77,5 km !
Etape 13: Mauriac à Jussac (64 km 1064m D+)
Je n’avais pas envie de me lever, j’arrive tout de même à m’extraire du lit, motivée par la brioche Vendéenne qu’a emmené Hubert. Nous avons souvent des invités sur la TG, des ex-Gaulois, des coureurs d’ultra fond, ils restent quelques fois plusieurs jours, certains font quelques kilomètres avec leur copains coureurs. Cette année la TG bat son record en nombre de personnes qui font partie de la caravane, ce n’est pas désagréable à partir du moment où elles gardent un esprit sportif. Pour une petite minorité ce n’est pas le cas. Plus il y a de monde et plus il y a de caractères différents…….
Chaque jour Martine, la compagne de Robert se cache pour me surprendre, quelques fois je la vois avant, c’est notre petit jeu à nous. J’aime les bises distribuées entre nous, les anciens Gaulois pour s’encourager ou se féliciter de l’étape finie, ce sont des moments de tendresse dont je raffole.
Il fait un petit 13°, les côtes sont là, je visite pour la 5ème fois Salers, je ne m’en lasse pas.
La descente qui suit est traumatisante pour les genoux.
La montée au Col du Legal est un régal (je ne peux m’empêcher ce jeu de mot), je suis derrière Ronan qui est blessé, je sens qu’il veut finir devant moi là haut, je le laisse finir.
Je discuterai un peu avec Laurent, il a mal à la cheville. Dernières bosses avalées, Jean-Louis est là avec son vélo, la descente est cassante. Nous allons prendre la pluie sur les derniers kilomètres, enfin Jussac.
Etape 14: Jussac à Saint Cyprien/Dourdou (69 km 799m D+)
Le drôle de bonnet de Jean-Pierre nous fait rire, ça lui donne un côté moyenâgeux.
Il fait nuit quand nous partons, nous avons nos vêtements voyants. Cette partie je ne l’ai jamais faite, elle monte sur 8 km, jusqu’à Aurillac. Je me rappelle bien la traversée de la Ville, à la sortie Sigrid est là pour nous indiquer la petite rue très passagère à prendre. Sigrid a l’air plus en forme et détendue depuis qu’elle a abandonné. Les trois coureurs les plus âgés ont abandonné sur cette course, j’espère avoir assez de lucidité pour arrêter l’ultra, avant que cela ne devienne trop dur.
Tous les ravitaillements seront décalés par rapport aux autres éditions, nous partions d’Aurillac et non de Jussac.
Côtes et petits villages vont s’enchainer, depuis le départ j’avais en ligne de mire le Philou et Jean-Pierre, maintenant je ne les vois plus. Peter me félicite souvent pour la façon que j’aborde les montées, les bosses s’arrêteront après Cassaniouze, 50 km. J’aime bien ce village, les maisons sont en pierres, un Monsieur avec une longue barbe blanche me prend en photo, et me dit à tout à l’heure. En parlant de photos, je me dis que c’est sur cette Transe Gaule ou nous avons été le plus mitraillé par David et Christophe.
La fameuse grande descente au dessus du lot, Alain la fera avec moi et m’accompagnera jusqu’à la fin. Nous avons discuté tout le long, Quelques faux plats, même si JB dit que non. On croise le parcours de l’ultrace de Saint Jacques en bas de Conques. J’ai une pensée pour Gégé, nous avions pas mal jardiné à cet endroit. La fin est vite là, mon steak-frites m’attends au snack, un régal !
Etape 15: Saint Cyprien/Dourdou à Cassagnes-Begonhès(58 km 898m D+)
Nous sommes dans le brouillard, Marcillac est à 10 km, à la sortie nous entamons une montée raide sur 4 km, je cours tout le long. En haut nous attend le ravitaillement à Martine et Michel, il y a de la brume.
Une belle image devant moi, un cheval dans la brume ou l’on devine le soleil derrière. C’est assez sec, il n’y a plus d’herbe dans les pâtures. Une longue descente nous ramène sur la route de Rodez. Il y a de la circulation, sur les bas côtés, des tapis de pois de senteur, de toiles d’araignées avec de la rosée dessus.
La piste cyclable est bienvenue pour atteindre la ville.
Jacquemine sera au ravitaillement 2, toujours aussi gentille, d’ailleurs tous les bénévoles sont adorables. Faut aimer faire cela, lever tôt le matin, attendre les coureurs, les servir.
Traversée le Monastère se fera rapidement, puis la route est plus calme et monte.
40 bornes, je reconnais la maison en pierre qui me fait rêver, ça sent mauvais une porcherie certainement, alors pas de regret pour la maison.
A nouveau une route en descente et avec de la circulation, j’ai une bonne foulée, mais bien vite je me calme, je sens la fatigue. Une montée sur 4 km et l’arrivée est proche.
Said me double comme une fusée, en petites foulées très rapides.
Ronan n’est pas loin, je pense finir avec lui, je l’attends pas loin de l’arrivée, je ne le vois plus et finis seule.
Etape 16: Cassagnes-Begonhès à Saint Sernin/Rance(55 km 919m D+)
Un petit 9 ° au départ, j’y vais cool, demain c’est l’étape que j’affectionne, dite de montagne.
Quelques mots avec Xavier, les autres coureurs je ne les vois pas trop, je me trouve à la fin du 2/3 de la course. J’ai le plaisir de temps en temps, quand il y a 2 départs, de me faire doubler par les coureurs rapides, mais ceux de derrière presque jamais. En fait nous sommes assez réguliers, ça ne bouge pas beaucoup dans le classement (même s’il y en a pas !!).
Nous sommes tout de suite dans le vif du sujet, ça monte jusqu’à Requista, belle descente de 6 bornes, afin de rejoindre Lancou. Beau village surplombant le Tarn. Je ne prends pas l’option trail, Xavier y va, je l’avais déjà fait 2 fois auparavant, peu le prendront.
Une côte sur 10 bornes, peu pentue chemine dans la foret du parc naturel des grandes Causses, en haut le ravitaillement 3. Nous passons les 1000km, pour moi 2000km avec la LI. Afin de fêter l’évènement une coupe de champagne nous attend. Je trempe juste mes lèvres dans le verre. Françoise la maman d’Angel, 20 ans, me prend en photo, c’est pour Facebook me dit-elle.
A nouveau une grande descente jusqu’à Plaisance, Jean-Louis est là, il reste 9 kilomètres.
Je me plains à Jean-louis de ne pas avancer, il me dit que nous sommes sur un faux plat.
Xavier et moi nous finirons ensemble, devant à quelques mètres de Gwen et Peter.
Nous sommes dans le village de l’enfant loup, capturé dans les années 1800 ?
Etape 17: Saint Sernin/Rance à Saint Pons de Thomières (70 km 1405m D+)
Enfin mon étape, c’est celle aussi de Carmen, on est au moins deux à aimer, comme je le dit à JB. Je sais qu’elle fait peur à certains, j’ai entendu hier certains coureurs qui en parlaient.
Nous partons dans la nuit en empruntant les ruelles et escaliers de Saint Sernin. Rébecca essaie de rester devant moi, mais elle ne sait pas à quel point les montées cela me motive. Je me compare à un train à crémaillère que l’on trouve en montagne, ça beau être pentu, ça monte quand même !
Je lui dis tout de même Hello, elle ne me répond pas.
Superbe lever de soleil, en fond de vallée de la brume, quelques cols de passés, belle descente sur Lacaune, certes raide.
La Salvétat, 50km, je regarde l’heure, je trouve qu’il est tôt, je dois me tromper sur les bornes qu’il me reste. Je refais le parcours dans ma tête, je ne me suis pas trompée c’est bien 20 kilomètres qu’il me reste.
La seule fois où je marcherais c’est sur la partie trail de 2km. Xavier est devant et Peter pas loin, je les aient vu sur toute l’étape.
Dernier col de la Baraque avalé et dernier ravitaillement et c’est la longue descente de 10 bornes sur Saint Pons
Juste avant l’arrivée je ralenti et attends Peter, pour finir avec lui. Quand j’arrive le Philou et Jean-Pierre viennent d’arriver, je sais que c’est l’étape que j’ai couru le plus vite.
Etape 18: Saint Pons de Thomières à Moussan ( 60 km 866m D+)
Nous avons eu des confitures maison pendant toute la course, nous étions quelques uns à en avoir emmené, mais de là à penser que cela aller faire tous les petits déjeuner d’autant de personnes, et ça c’est super !
Camping-car rempli de coureurs, nous nous dirigeons à l’office de tourisme pour le départ de cette avant dernière étape. Aujourd’hui une grande partie du parcours est différent, je suis impatiente de le découvrir.
Passé le petit col quelques kilomètres plus bas nous prenons une petite route qui serpente, en direction de Minerve. La colline est couverte de chênes verts, d’arbousiers, de sauges sauvage. Depuis Saint Pons le chant des cigales nous accompagne. Belle vue sur la mer.
Minerve, vaut le détour, dernier village Cathare. Les derniers Cathares ont préféré se jeter dans le feu plutôt qu’abjurer.
La végétation est de plus en plus sèche, il fait plus chaud, heureusement un petit vent rend l’atmosphère respirable. J’ai une baisse de tonus, du certainement à l’étape d’y hier, une belle figue bien mûre, va me redonner du punch.
Je retrouve Jean-Louis au milieu des champs de vignes et d’oliviers, il me donne de l’eau pour me mouiller.
Un morceau de canal, un pont de chemin de fer, il faut bifurquer sur le muret qui soutien le pont, un peu de trail. Dernière montée avant l’arrivée sous les applaudissements.
Ce soir c’est la fête, Paëlla aux pates, je regretterais de ne pas partager la nuit avec les autres dans la grande salle. Le camping-car m’a permis de bien dormir, bien récupérer dans le calme, mais il coupe un temps soit peu de la course.
Etape 19: Moussan à Gruissan-plage( 40 km 289m D+)
Trois départs ce matin, j’étais prévue dans le 2ème, après autorisation de JB, je pars à 6h30, j’aurais moins chaud de cette façon. D’autres ont fait pareil !
Après la première petite ville dépassée, je vais jardiner sur 3km, je ne devais pas être bien réveillée.
Je me retrouve derrière Gégé, il se moquera de moi lorsque je vais le doubler et me dira « tu aurais du boire de la Bibine hier soir ». J’ai perdu 20 minutes. MP3 sur les oreilles, je remonte quelques coureurs (euses). Jean-Louis aujourd’hui tient un ravitaillement avec Jacquemine, afin de libérer les autres bénévoles. Ils sont en haut du massif de la Clape, il y a du vent.
La descente est terrible à courir à côté du flot des voitures, je vais quelques fois sur le bas côté, cela ne dure pas.
Nous empruntons la route bleue, j’ai enlevé mon MP3, je savoure les derniers kilomètres de la TG.
Fred en passant me fait une bise, et continue.
Dernière ligne droite, je ne veux pas finir seule et regarde derrière moi, il y a Chantal. Nous finirons ensemble après avoir récupéré ses petits chiens.
JB me remet mon tee-shirt avec les 5 étoiles, on s’embrasse tous, c’est très émouvant.
Je me retrouve après Sigrid la femme la plus étoilé, qui aurait pu dire cela en 2007 ?
A chaque TG j’ai amélioré ma moyenne, c’est JB qui le dit !
Merci à tous, JB, les bénévoles, amis coureurs , Jean-Louis pour cet unique moment.
Cumuler 2 courses (LI+ TG : 2213km) n’a pas toujours été évident, même si le physique ne m’a pas fait défaut, je n’ai pas toujours eu envie de courir, surtout les étapes les plus plates de la TG. Jean-Louis, les amis de l’ultra fond m’ont soutenue, l’ambiance on fait que j’ai pu finir.
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_________________ "Ne remets pas à demain ce que tu peux faire après-demain." Alphonse Allais http://arkadin-arkablog.blogspot.com/ |
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Arkadin Franck Costello du Gazon

Age: 53 Inscrit le: 05 Juin 2008 Messages: 5192 Localisation: Lille
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Sujet: 10è édition de la Transe-Gaule 12/09/13/20/14/36 |
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Ils sont increvables!!!
Citation: | Ce qui aurait semblé impensable il y a 10 ans, devient de plus en plus « courant » (c'est le cas de le dire). A savoir la capacité à enchaîner des ultramarathons à répétition. Une semaine après avoir bouclé la Transe Gaule, Angel Pallaruelo* (20 ans) disputait le Marathon du Médoc (4h05, relax), Jennifer Bradley$* disputait 2 compétitions dans le week-end à Londres et Roland Riedel* tapait un joli 216,6 km sur les 24 heures de Karlsruhe (3e). Le week-end prochain, ils seront encore plusieurs à se remettre à l'ouvrage sur les 24 Heures de St-Maixent (Hervé Bec*), sur les 24 Heures de Villenave d'Oron (Christian Perchoc§), sur les 12 Heures de Villeneuve d'Oron (Angel Pallaruelo*, qui n'est pas exempté de sport au Lycée), sur les 6 Heures de Villenave d'Oron (Jean-Pierre Richard***€ et Jacques Dupereet*) et encore une autre fournée sur l'Ultra Tour du Léman (175 km) où Carmen Hildebrand***, Marie-Jeanne-Simons*****&, Nadine Weiss**§, Gérard Denis***!€§&, Jean-Jacques Moros*** et Charles Payen*& étrenneront leur toute nouvelle étoile de Finisher de la Transe Gaule 2013. l'UTL est une nouvelle épreuve créée par un ancien de la maison, Jean-Lux Ridet** (Transe Gaule 2007 et 2008) et elle affiche pour sa première édition une imposante start list de près de 70 coureurs expérimentés. Il y aura donc encore de l'action le week-end prochain. |
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Arkadin Franck Costello du Gazon

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